Quand consulter un orthodontiste pour son enfant ? Âge et signes à surveiller

Pourquoi attendre toutes les dents définitives peut être une erreur.

  • Mis à jour le 18 juillet 2026
  • Auteur : Equipe éditoriale SmileHARMONY, relu et validé par le Dr Benahmed N.
  • Temps de lecture : 10 min
Quand consulter un orthodontiste pour son enfant : premier bilan vers 7 ans

Introduction

« Il est encore trop jeune. Attendez que toutes ses dents définitives soient sorties. »

Ce conseil est encore fréquemment donné aux parents. Il peut sembler raisonnable : pourquoi consulter un orthodontiste alors que la dentition de l’enfant est encore en pleine évolution ? Pourtant, attendre systématiquement la denture définitive, voire les dents de sagesse, peut avoir des conséquences sérieuses. En effet, si certaines anomalies orthodontiques peuvent effectivement être surveillées sans intervention, d’autres doivent en revanche être repérées et prises en charge pendant la croissance . si leur diagnostic est retardé, les possibilités thérapeutiques peuvent se réduire et le traitement devenir plus complexe.

Dans sa pratique à SmileHARMONY, le Dr Benahemd reçoit régulièrement des enfants qui ont été adressés après plusieurs années d’attente, alors qu’un avis orthodontique réalisé plus tôt aurait permis de  d’intervenir à un moment plus favorable avec de meilleurs résultats. Cela ne signifie pas pour autant qu’un appareil doit être posé à tous les enfants lors de la première consultation.

Le premier bilan sert précisément à distinguer trois situations : ne rien faire, surveiller la croissance ou intervenir lorsqu’il existe une véritable indication.

L’enjeu n’est donc pas de toujours traiter le plus tôt possible, mais de ne pas laisser passer , pour chaque enfant, « le bon moment ».

Alors, à quel âge faut-il consulter ? Et dans quelles situations vaut-il mieux ne pas attendre ?

À quel âge faire un premier bilan orthodontique ?

Un premier bilan orthodontique est recommandé chez l’enfant autour de 7 ans, même si toutes les dents définitives ne sont pas encore présentes.

À cet âge, l’enfant est habituellement en denture mixte : les premières dents permanentes coexistent avec les dents de lait. Cette première évaluation donne déjà à l’orthodontiste des informations importantes sur :

  • la croissance des mâchoires ;
  • l’emboîtement des dents ;
  • la place disponible pour les dents permanentes ;
  • le trajet d’éruption des dents ;
  • la respiration, la mastication et la déglutition ;
  • certaines habitudes pouvant influencer le développement bucco-dentaire.

L’American Association of Orthodontists recommande ainsi une première évaluation au plus tard vers 7 ans. Cette recommandation permet de déceler les cas nécessitant un traitement précoce, car elles risqueraient de s’aggraver avec la croissance, mais ne signifie pas que tous les enfants doivent recevoir un appareil à cet âge.

Faut-il attendre que toutes les dents définitives soient sorties ?

Non. Attendre la denture définitive est tout à fait raisonnable dans certaines situations, mais peut faire perdre un temps précieux dans d’autres.

À 7 ans, certaines anomalies peuvent déjà être détectées alors qu’elles sont encore peu visibles pour les parents. L’orthodontiste peut notamment rechercher :

  • un décalage entre les mâchoires ;
  • un articulé croisé, lorsque certaines dents supérieures mordent à l’intérieur des dents inférieures ;
  • un palais étroit ;
  • une béance, lorsque les dents de devant ne se rejoignent pas ;
  • un manque de place prévisible ;
  • une dent définitive qui suit un trajet d’éruption anormal ;
  • une perte trop précoce d’une dent de lait ;
  • une asymétrie de croissance ;
  • une difficulté à fermer naturellement les lèvres.

L’intérêt du bilan est donc d’identifier ce qui doit être traité, ce qui doit être surveillé et ce qui ne nécessite aucune intervention.

Une consultation à 7 ans signifie-t-elle qu’un appareil sera posé ?

Non. Le premier rendez-vous peut conduire à trois conclusions différentes :

1. Aucun problème nécessitant une prise en charge n’est identifié.

Un contrôle ultérieur pourra simplement être conseillé.

2. Une anomalie existe, mais le traitement n’est pas encore indiqué.

L’enfant entre alors dans une phase de surveillance afin d’intervenir au moment le plus favorable.

3. Une anomalie bénéficierait d’une prise en charge précoce.

Un traitement ciblé peut être proposé après un bilan complet et une discussion avec les parents.

La surveillance n’est pas une absence de décision. C’est parfois la décision la plus juste : traiter trop tôt peut prolonger inutilement la prise en charge sans améliorer le résultat final.

Quand consulter un orthodontiste pour son enfant avant 6 - 7 ans ?

Deux anomalies nécessitent de consulter et d’être prises en charge avant 7ans :

  • La malocclution de classe III ( menton trop avancé, dents du bas dépassant celles du haut).
  • un menton latérodévié, non centré dans le visage.

Tout retard expose l’enfant à l’aggravation des troubles avec la croissance, imposant des traitements complexes plus tard, avec des résultats parfois moins favorables.

Lorsque ces cas sont traités avant 7 ans, la réponse au traitement et la stabilité sont bien meilleures. 

 

Que se passe-t-il pendant la première consultation ?

La première consultation est principalement un temps d’examen, d’explication et de décision. Au cabinet SmileHARMONY, elle comprend généralement :

Un temps d’échange avec les parents et d’observation de l’enfant.  L’orthodontiste s’enquiert du motif de consultation, les antécédents dentaires, les habitudes orales et les éventuels troubles de la respiration, de la mastication ou du sommeil. tout en observant la face et l’attitude de l’enfant au repos ( bouche ouverte au repos, position du menton dans le profil et de face, la symétrie du visage…). Cette étape, avant même l’examen de l’enfant, apporte des informations importantes.

Un examen clinique Le Dr BENAHMED examine : les dents et les gencives ( dents manquantes ou non,  ; la manière dont les dents s’emboîtent latéralement et antérieurement ; le développement dans la largeur du maxillaire supérieur ; l’équilibre du visage ; la fermeture des lèvres ; les fonctions oro-faciales ( respiration orale, déglutition mastication) , éventuelles parafonctions ( succion du pouce notamment).

Des examens complémentaires si nécessaire Des photographies, empreintes numériques ou radiographies peuvent être demandées lorsqu’elles apportent une information utile au diagnostic. Elles ne sont pas systématiques et doivent être justifiées par la situation clinique.

Une proposition adaptée À l’issue du bilan, plusieurs orientations sont possibles :

– aucun suivi orthodontique particulier ;

– une surveillance périodique ;

– un avis complémentaire, notamment dentaire, pédiatrique ou ORL ;

– un traitement interceptif, indiqué, fait au bon moment, de courte durée ;

– un traitement ultérieur, lorsque le développement dentaire sera plus avancé.

Aucune décision ne devrait être prise sur le seul critère de l’âge.

 

Comment s’organise la surveillance après le premier bilan ?

Le suivi dépend davantage de la maturation de l’enfant que d’un calendrier rigide.

Période indicativeObjectif principal 
Avant 6 ansConsulter en présence d’un signe d’alerte visible, d’une habitude persistante ou d’une fonction perturbée, traiter dans certains cas 
Autour de 7 ansRéaliser le premier bilan orthodontique portant sur croissance, de l’occlusion et de l’éruption dentaire.  
8-12 ansSurveiller la denture mixte et proposer un traitement interceptif dans les cas où il apporte un bénéfice 
AdolescenceDébut de nombreux traitements complets, selon l’éruption, la croissance et le diagnostic 
Âge adulteCorriger une malocclusion ou un alignement lorsque cela est indiqué. Il n’existe pas d’âge limite fixe pour l’orthodontie  

Quelles anomalies peuvent bénéficier d’un traitement précoce ?

Un traitement interceptif peut être utile lorsqu’il répond à un objectif précis pendant la croissance. Il peut notamment être discuté pour :

–  les articulés croisés, antérieur ou latéral ;

– les asymétries fonctionnelles ;

– l’endognatie maxillaire ( maxillaire supérieur  étroit) ;

– une perte prématurée de dents de lait nécessitant de préserver l’espace ;

– certaines trajectoires d’éruption anormales ;

– certaines malocclusions squelettiques ;

– une béance entretenue par une habitude persistante.

Les recommandations de l’American Academy of Pediatric Dentistry rappellent que l’intervention doit être fondée sur le diagnostic, le développement de la dentition et les bénéfices attendus. Tous les enfants présentant une malocclusion débutante n’ont pas besoin d’un traitement immédiat.

Le traitement principal ( phase 2) commence-t-il toujours vers 12–14 ans ?

Non. Beaucoup de traitements complets commencent pendant l’adolescence, lorsque la majorité des dents permanentes sont présentes, mais il n’existe pas d’âge idéal valable pour tous. Le calendrier dépend :

– de la nature du problème à corriger: dentaire, fonctionnel ou squelettique ;

– de l’éruption des dents permanentes ;

– du stade de croissance ;

– de la capacité de l’enfant ou de l’adolescent à coopérer ( maturation psychologique du patient);

– de l’état bucco-dentaire ;

– des objectifs du traitement.

Certains enfants doivent être traités plus tôt. D’autres peuvent attendre. Chez certains adolescents, aucun traitement n’est nécessaire.

Quant aux dents de sagesse, il n’y a pas de justification à attendre leur éruption pour démarrer un traitement orthodontique .

Pourquoi SmileHARMONY examine aussi le visage et les fonctions ?

L’orthodontie ne consiste pas seulement à aligner les dents. L’examen doit également prendre en compte la croissance des mâchoires, l’équilibre du visage, l’occlusion et les fonctions oro-faciales.

Cette approche permet de choisir le bon objectif et le bon moment : intervenir lorsqu’un bénéfice réel est attendu, surveiller lorsqu’il est préférable d’attendre et éviter un traitement qui ne serait pas encore justifié.

Les points essentiels

  • Un premier bilan orthodontique est conseillé autour de 7 ans.
  • Consulter ne signifie pas commencer immédiatement un traitement.
  • Certaines anomalies justifient un avis avant 7 ans.
  • Tous les problèmes orthodontiques ne gagnent pas à être traités précocement.
  • La surveillance permet de suivre la croissance et l’éruption des dents.
  • Le moment du traitement dépend du diagnostic et non d’un âge fixé à l’avance.
  • Un traitement orthodontique reste possible à l’adolescence et à l’âge adulte.
  • En pratique : n’attendez ni une déformation évidente ni la sortie de toutes les dents définitives pour demander un avis. Un bilan vers 6 ou 7 ans permet de savoir s’il faut traiter, simplement surveiller ou ne rien faire.

Questions fréquentes

Un bilan à 7 ans signifie-t-il que mon enfant portera un appareil ?

Seulement si l’indication d’un traitement précoce est posée. Beaucoup d’enfants ont seulement besoin d’un examen puis, éventuellement, d’une surveillance espacée.

oui, dans certaines situations : malocclusion de classe III, asymétrie faciale ( déviation latérale du menton). Il s’agit d’urgences orthodontiques.

Pas toujours. Certaines anomalies se traitent ou se surveillent pendant la denture mixte. Dans d’autres cas, attendre l’apparition de la majorité des dents définitives est la meilleure option.

Non. Il n’y a pas de raison d’attendre la sortie des dents de sagesse pour commencer un traitement orthodontique.

Non. Elle est prescrite seulement si elle est utile pour préciser le diagnostic ou localiser des dents qui ne sont pas encore sorties.

Faux. Elles participent à la mastication, maintiennent l’espace et accompagnent l’éruption des dents permanentes, participent à la croissance des mâchoires et l’équilibre facial. Leur perte prématurée peut parfois modifier l’organisation de l’arcade.

Faire le point sur la croissance de votre enfant

Si votre enfant a 6 ou 7 ans, ou si vous avez remarqué l’un des signes décrits plus haut, un bilan permet de déterminer s’il faut intervenir, organiser une surveillance ou simplement rassurer.

À SmileHARMONY, à Ben Aknoun, Alger, nous évaluons la croissance des mâchoires, l’éruption des dents et l’occlusion, puis nous expliquons clairement les options aux parents, sans précipiter un traitement qui n’aurait pas encore d’utilité.

© 2026 SmileHARMONY – Dr BENAHMED N.  Spécialiste en Orthopédie dento-faciale à Alger.

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